Il est urgent, pour nous toutes et tous, de nous engager en faveur d’une culture forte, vivante et ouverte, qui dispose des moyens nécessaires pour défendre les valeurs de diversité, de pluralisme et de liberté de création. Une culture qui respecte les personnes, les territoires et leurs singularités, et qui demeure au service de toutes et tous.

La situation de Makassar nous rappelle que ces valeurs reposent sur un écosystème fragile. Lorsqu’un acteur de la diffusion et de la distribution du livre indépendant vacille, c’est toute la chaîne du livre qui est menacée : maisons d’édition, auteur·ices, traducteur·ices, graphistes, correcteur·ices, imprimeur·euses, libraires, festivals, bibliothèques et, au bout du compte, les lectrices et lecteurs.

Parmi les maisons d’édition aujourd’hui particulièrement concernées figurent notamment PLG, Bandes Détournées, Tartamudo, Alifbata, Les Rêveurs, Les Éditions de l’Oeuf, Ion, Le Crayon Vert, Lapin, Kotoji, Arbitraire, Même pas mal, Courts Bouillon et La Cafetière qui se voient amputées d’une partie de leur chiffre d’affaires, certaines ne s’en remettront pas.

Derrière chacune d’elles, ce sont des équipes, des catalogues, des auteur·ices et des projets éditoriaux qui participent chaque jour à la richesse de la bande dessinée indépendante et à la bibliodiversité.

Le Club 99 apporte son soutien aux équipes de Makassar, qui poursuivent leurs efforts pour trouver des solutions, ainsi qu’à l’ensemble des maisons d’édition touchées par cette crise.

Nous rejoignons les appels de la FEDEI et du SEA et appelons à une mobilisation collective.

LES PARTENAIRES DE LA FÉDÉRATION